1er massif parcouru : Le Chablais
A 4 heures je suis debout, fébrile.
La montée au col de Bise est agréable, bien que çà monte tout le temps !
Forcément, le bord du Léman est à 380 mètres d'altitude et le premier col à 1916 mètres ! Ca démarre très fort, et ce n'est pas fini !
Chalets de Neuteu.
Passage au village de Novel encore endormi, puis les chalets de Neuteu, autrefois hameau en ruine mais qui semble se restaurer.
Un peu plus haut, le col de Bise, et première vue sur le Mont Blanc au loin.
Deuxième col : le Pas de la Bosse, accès facile, nouvelle descente un peu plus longue, et arrivée sur une route qui mène à la Chapelle d'Abondance, charmant village, mais surtout station de ski l'hiver reliée à Chatel et la Suisse.
Descente sur les chalets de l'Etrye : ferme d'alpage, on vend du fromage de chèvre et de la tomme. Ensuite large chemin grimpant par trois ou quatre lacets, et après une courte descente, nouvelle ferme :
l'Enlevay.
Je suis le seul randonneur, mais vers 7heures du soir il arrive deux anglais.
Lundi 6 Juillet 1998
Après le petit déj à 6 heures du matin, je quitte Plaine Dranse.
Montée à travers la piste de ski, pour regagner de l'autre côté, la pente dans les rhododendrons, qui mène au col de
Chésery, frontière Suisse. Le lac vert, et le col, ou porte de l'hiver ! ! qui ne mérite pas son nom aujourd'hui. Un peu plus bas, le chemin suit la courbe de niveau, au milieu de quelques remontées mécaniques, mais bien vite on rejoint des pâturages, et de l'autre coté de la vallée : "les Dents Blanches".
Je fais une "pause omelette" au refuge derrière le col. La descente est longue sur l'autre versant, d'autant que la route goudronnée prend le relais du chemin avant d'arriver à Samoëns. Ce grand village, vaut le détour avec son église du XVe siècle et son tilleul de 600 ans sur la place ! Il faut longer le Giffre, torrent bouillonnant avec ses équipes de rafting qui slaloment entre vagues et rochers ! La forêt, la prairie, mènent aux gorges du Giffre, ancien lit du torrent, aux cuves calcaires polies par des millénaires, avant de remonter par des échelles et des mains courantes, jusqu'à un bois de hêtres. Plus bas, on passe au hameau du Fay, et sa scierie toujours en activité, avant d'arriver à Salvagny : terme de ma journée. Il est 17 h 25 ! Etape bienfaisante à l'auberge de Salvagny.
Je suis debout à..... 4 heures ! Le petit déjeuner préparé la veille dans un thermos, à peine avalé, et je suis dehors ! Je reçois des gouttes, et aussitôt, l'averse s'abat. J'attends. La pluie ne cesse pas ! Finalement la journée est perdue. L'étape prévue jusqu'aux Houches est beaucoup trop longue, pour partir en pleine matinée ; d'autant que la pluie ne s'arrête pas ! Je passe mon temps entre le village de Sixt tout proche et l'auberge ! Le soir je me couche tôt !
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