
A midi,
dans la chaleur des collines niçoises,
le chant des cigales
devient stressant.
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L’atmosphère est déjà lourde à 5 heures et demi en quittant Utelle.
15ème et dernière étape : ce soir je serai à Nice!...
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La descente est toujours caillouteuse ; le soleil apparaît au dessus de la Gordolasque lorsque j’arrive à la Chapelle St Antoine.
J’écris quelques lignes sur le livre à l’intérieur.
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Tout le long du chemin, des panneaux donnent des explications sur le terrain, la roche qui compose ce versant, les fleurs, les plantes aromatiques de rocailles, les buis, et les cades utilisées en phytothérapie.
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Au petit hameau du Cros d’Utelle, je profite de la fontaine pour remplir ma gourde déjà vide!
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Ensuite, le chemin en escalier est entouré de jardins et de villas où grimpent des bougainvilliers à fleurs mauves. Leur parfum se mêle aux figuiers chargés de fruits odorants, le long des clôtures.
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Après avoir traversé la route dans le fond de vallée, un pont enjambe le torrent : la Vésubie.
Le chemin remonte de l’autre côté, tout d’abord dans un bois, ensuite en longeant une décharge publique... encore une!.
Une petite route mène à l’entrée du très beau village de Levens. Il faut grimper pour parvenir en son centre. Je m’y arrête prendre un petit déjeuner, et monter tout en haut admirer le panorama sur la vallée, et les cimes du Mercantour.
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Pour repartir il faut suivre la route sur une bonne longueur, ensuite contourner une immense prairie pour
commencer la montée à travers des vallonnements de garrigues, buissons, genêts.
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Il fait très chaud! Ma gourde est à nouveau vide, et aucun point d’eau. La montée au Mont Cima est pénible ; çà grimpe au milieu des pins.! Je sue à grosses gouttes, mon t’shirt et mon short sont trempés, le sac colle au dos, les mouches sont toujours là, et ne veulent pas me lâcher.
En plus les cigales par centaines secouent leurs ailes dans un tintamarre crispant et assourdissant.
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Après être passé par plusieurs petits hameaux, je parviens à Aspremont et m’arrête dans un bistrot pour boire un Perrier citron, et je repars : montée, descente dans les vallons des collines niçoises. Il y a les traces des derniers incendies de forêt. Certains arbres sont calcinés, et ressemblent à de sinistres candélabres.
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Le sommet du « bien nommé » Mont Chauve domine la vallée.
A ma droite, la plaine agricole et fruitière du Var et sa rivière. L’agglomération de Nice s’étale au loin. En avançant de plus en plus je distingue les îlots, les pâtés de maisons, et même la grande artère principale : l’avenue Jean Médecin.
Une légère brume flotte au dessus de la mer scintillante.
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Je longe la crête de Graus, avant d’aborder vraiment la descente conduisant à une aire de pique nique, et une fontaine! Enfin je bois des litres d’eau!....
Plus bas, un carrefour et une pancarte :
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« Ici prend fin le GR® 5 venant de Hollande en passant par les Alpes. »
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Ca y est c’est fini! Ou presque, car je veux aller jusqu’au bout, jusqu’ à la mer!
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Après l’Aire St Michel, il faut suivre tout un enchevêtrement de rues, de routes, de ruelles, pour parvenir au quartier St Maurice.
Ensuite c’est tout droit! Plus d’erreur possible.
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Les gens me regardent avec mon sac, mon t’shirt dégoulinant, mes godasses boueuses!
Avenue Jean Médecin, les terrasses des cafés sont bondées.
Plus loin Place Masséna, un gamin me demande si je descends
de la montagne?
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Le bord de mer, les Palaces, la plage, les baigneurs.
Il m’a fallu une heure pour venir du carrefour St Michel, et il faut encore une heure pour arriver au 101 Promenade des Anglais, l’hôtel où j’ai réservé : rien de luxueux, mais il fallait bien çà pour terminer en beauté.

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Je profite d’un badaud à l'air interrogateur, pour me faire photographier devant la plage.
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Après avoir posé mon sac dans la chambre, je n’ai qu’à traverser la route pour faire un plongeon dans la Grande Bleue en face.
La Grande Traversée des Alpes se termine à cet instant.
Ce soir çà sera la fête!
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